Strasbourg: rue du rempart, la lutte continue

 

Déclaration DNSI 67 du 25 août 2017.

RUE DU REMPART, LA LUTTE CONTINUE !

 

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a condamné le 21 août 2017 et  a imposé un hébergement dans les 48 h pour une famille de 4 personnes,  dont un enfant handicapé.  

La Ville de Strasbourg a demandé l’expulsion des migrant.e.s de la rue du Rempart. Sur cette demande, le tribunal se prononcera en septembre.

Ils campent avec une centaine de personnes,  rue du Rempart.

Ils vivent toutes et tous  dans une situation de misère, une situation  inhumaine : pas d’hygiène, pas d’argent, un seul robinet d’eau, pas de  douche, quelques toilettes.  Il  y a  crainte de tuberculose et d’autres maladies, ils n’ont pas les aides financières pour acheter des médicaments.

A croire que si l’on rend invivable la vie des migrant.e.s ici, d’autres se décourageront et comprendront qu’ils/elles n’ont pas « vocation » à vivre en France.

Pour le Collectif « D’ailleurs Nous Sommes d’Ici » 67 (antiraciste et antifasciste), c’est le gouvernement et ses courroies de transmission – la Municipalité et l’Eurométropole – qui sont responsables de cette situation  (voir la position de DNSI le 6 août sur FB D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 67).

La bataille juridique devant les tribunaux pour la défense et la dignité des réfugié.e.s  est importante  et nécessaire, mais cela ne suffit pas. Il faut construire un mouvement de solidarité avec les  réfugié.e.s  et lutter contre la politique inhumaine et raciste du gouvernement Macron et de ses complices de Strasbourg et de toute l’Europe.

C’est une catastrophe annoncée pour DNSI. Nous n’avons jamais été dupés par les pouvoirs publics ou autres.

Nous savons bien qu’actuellement, face à une politique inhumaine et raciste, seule la mobilisation pourra faire changer le rapport de force face à l’absurdité  dévastatrice de ce système d’exclusion.

Un autre accueil est possible !

Ni en rire ni en pleurer, mais lutter pour l’égalité des droits !

Droit d’asile : ce que nous voulons et pourquoi nous luttons.

Le respect effectif du droit d’asile.

L’abrogation des règlements de Dublin (qui imposent aux immigrant.e.s de demander l’asile dans le pays où ils ont déposé leurs empreintes) et l’adoption du principe que la demande d’asile soit examinée dans le pays du choix du demandeur.

La liberté de circulation et d’installation. Tous les migrant.e.s doivent bénéficier de droits pérennes en termes d’hébergement, de prise en charge de leurs démarches juridiques par un guichet unique, d’une carte de dix ans et d’un plan national d’accueil.

La fin des politiques répressives.

Un service public de l’accueil et du logement des demandeurs d’asile, en lieu et place des actuelles associations gestionnaires sous-traitantes de l’État.

Une accélération des procédures de demande d’asile.

La sensibilisation de tous les officiers de protection et juges aux effets des traumatismes psychiques, sans que la « vulnérabilité » devienne un outil de tri des demandes d’asile.

Un renforcement du rôle de protection de l’OFPRA et de la CNDA qui doivent disposer de moyens suffisants pour mener à bien leur mission, notamment grâce à des temps d’entretien et d’audience plus longs si le demandeur est susceptible de souffrir de traumatismes psychiques, des délais d’instruction suffisants pour garantir la qualité de l’examen, un contrôle effectif de la formation des interprètes.

La suppression de la notion de « pays d’origine sûr » de la législation européenne et française.

Un accueil digne et respectueux des droits et des besoins fondamentaux des personnes étrangères, sans exclusion des personnes déboutées.

Une remise en question de la politique d’expulsion des débouté.e.s du droit d’asile, fondée sur la seule base des refus de protection qui leur sont opposés par l’OFPRA et la CNDA.

Le respect du principe de l’accueil inconditionnel, en particulier l’accès des personnes déboutées au dispositif d’hébergement d’urgence.

L’introduction, le financement et la valorisation de missions d’accompagnement social  auprès des étrangers quelle que soit leur situation.

Une couverture santé pour tous, avec un accès non discriminatoire à l’ensemble des prestations de santé.

Un traitement plus juste des demandes de réexamen.

Un assouplissement des conditions de recevabilité de ces demandes.

Une suppression du juge unique et une audience systématique à la CNDA.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s