Municipales 2014 : de l’abstention au tournant droitier du gouvernement Valls.

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Les scrutins municipaux du mois de mars ont confirmé l’inquiétante percée de l’extrême droite dans nos villes et nos campagnes autant que la méfiance généralisée envers un gouvernement socialiste plus soucieux des desiderata d’un patronat groupusculaire (Medef) que des besoins du grand nombre – les salariés.

Et, contrairement à ce qui a été diffusé dans la plupart des medias, la droite parlementaire traditionnelle (UMP, UDI) n’en est pour autant sortie victorieuse. Certes, elle a gagné en pourcentages et a conquis des bastions historiques de la gauche comme la ville de Limoges, mais, objectivement, elle recule en nombre de suffrages exprimés. Sa progression réside donc moins dans l’adhésion massive à son programme qu’à la démobilisation de l’électorat de la gauche et du niveau – historique – d’abstention.

Dans ce contexte, on aurait pu penser que le gouvernement prétendument engagé « contre la finance » adopterait une orientation politique plus à gauche, dirigée prioritairement vers l’amélioration des conditions de vie et de travail, ce qui se serait traduit, concrètement, par des dispositifs en faveur d’une plus juste répartition des richesses. Il n’en est rien ! Avec désormais E. Valls comme premier ministre, le gouvernement socialiste affiche désormais sans complexe son adhésion aux idéologies patronales du « coût du travail » et des « charges sociales ». Plus qu’hier, il s’agit de généraliser la précarité en exonérant les entreprises de toute contribution financière à la société en contrepartie d’embauches de salariés au salaire de survivance (le SMIC) et d’affaiblir le système de solidarité qui est encore le nôtre en abaissant, pour plus de 90 % des salariés, les cotisations patronales destinées aux prestations sociales et familiales.

Nous le disons et le martelons librement ici, en ces pages. Ce n’est pas en prenant aux petits pour donner aux gros que l’on parviendra à améliorer le sort du plus grand nombre. C’est le strict opposé qu’il convient de faire en s’attaquant, notamment, aux « 600 milliards d’euros de fraude fiscale » immobilisés par les 1 % les plus riches dans le gouffre insatiable des paradis fiscaux, aux 200 milliards de dividendes qui ont été versés en 2013 aux actionnaires au détriment de nos salaires, aux marchés financiers prédateurs qui s’accaparent l’essentiel des richesses que nous produisons par notre travail… La nécessité de cette rupture radicale tient en quelques mots : notre dignité et nos vies valent davantage que leurs profits.

Léandre.

 

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